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French Senate rejects duty of care law: a vote in favour of maintaining corporate impunity

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On 18 November 2015, the French Senate rejected the law proposal on duty of care of parent companies and subcontractors, a law essential in preventing future human rights or environmental tragedies caused by transnational corporations. The proposal will now be entered in the agenda of the French National Assembly, for a second reading.

Français ci-dessous

Voting against duty of care, the French Senate has actually voted in favour of maintaining corporate impunity. In reality, during the tense Parliamentary session, the duty of care amendments filed by the French Ecologist and Communist Parliamentary Groups where not even discussed. Rapporteur Christophe-André Frassa (Republicans) introduced counter-arguments to suppress the debate on the legislation and the Senate chose to follow suit. Even if, at the request of Senator Joel Labbé (Greens), the vote was cast by open ballot, the majority still opted against the debate on duty of care.

However, holding an open debate would have shown that the economic world holds different opinions on the issue of duty of care. For example, the Forum for Responsible Investment (FIR), composed of investors such as Caisse des Dépôts et Consignations, and asset managers such as BNP Paribas, HSBC or 21 Committee, recently supported the law proposal.

Our organisations now call for the law proposal to be entered in the agenda of the National Assembly for its second reading, without delay. We are relying on the National Assembly Members to demonstrate support for the legislation once more, after previously adopting it on 30 March 2015, during its first reading. We are also asking them to pass the law in its original form, or, if possible, to strengthen it even further.

Making duty of care part of national law will allow France to start implementing its international commitments in this field of business and human rights, to take a first step towards the prevention of human rights violations and environmental disasters caused by companies, and to finally facilitate access to justice for victims.


Rejet de la loi sur le devoir de vigilance :
le Sénat vote pour le maintien de l’impunité des multinationales


Le 18 novembre 2015, les sénateurs ont rejeté, dans un climat tendu, la proposition de loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre, une loi pourtant indispensable pour prévenir de futurs drames humains ou environnementaux liés aux activités des entreprises multinationales. Cette proposition de loi doit être inscrite sans délai à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale pour son examen en deuxième lecture.

Pour nos organisations, c’est le maintien de l’impunité des multinationales que les sénateurs ont voté hier. Les amendements déposés par les groupes écologiste, communiste républicain et citoyen, n’ont même pas pu être discutés en raison du dépôt, par le rapporteur Christophe-André Frassa (LR), de trois amendements de suppression bloquant le débat sur ce texte. A la demande du sénateur Joël Labbé (EELV), le vote s’est déroulé à bulletin ouvert. Les sénateurs ont opté pour la suppression pure et simple des trois articles qui composent le texte, refusant tout débat.

Un débat aurait pourtant permis de montrer que le monde économique n’est pas un bloc monolithique face à cette question. En effet, le Forum pour l’Investissement Responsable (FIR), composé d’investisseurs tels que la Caisse des Dépôts et Consignation et de gestionnaires d’actifs comme BNP Paribas, HSBC ou encore Comité 21, a récemment apporté son soutien à cette proposition de loi.

Nos organisations appellent désormais à inscrire cette proposition de loi sans délai à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale pour son examen en deuxième lecture. Elles comptent sur les députés pour redonner au texte, adopté le 30 mars 2015 à l’Assemblée en première lecture, sa portée initiale et si possible le renforcer. Cela permettrait à la France de mettre en œuvre ses engagements internationaux en la matière, de franchir une première étape vers la prévention des dommages humains et environnementaux, et de faciliter enfin l’accès à la justice pour les victimes.

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